Auteur/autrice : florian

  • Bénin : Les jardins botaniques et espaces verts à visiter            

    Bénin : Les jardins botaniques et espaces verts à visiter            

    Le Bénin, bordé par l’océan Atlantique, est souvent célébré pour son riche patrimoine culturel, ses sites historiques comme Ouidah ou Abomey, ainsi que sa biodiversité remarquable.

    Pourtant, un aspect encore méconnu de cette destination réside dans ses espaces verts, véritables havres de paix en milieu urbain ou rural, qui offrent un moment de détente, d’éducation environnementale et de reconnexion avec la nature.

    De Cotonou à Natitingou, en passant par Porto-Novo et Abomey-Calavi, découvrons les jardins botaniques et espaces verts les plus intéressants à visiter au Bénin.

    Bénin : Les jardins botaniques et espaces verts à visiter            

    1. Le jardin botanique de l’Université d’Abomey-Calavi

    Se trouvant au sein de la plus grande université du pays, ce jardin botanique est à la fois un espace de recherche scientifique, de conservation et d’éducation à l’environnement.

    Créé à l’initiative de la Faculté des Sciences Agronomiques, il regroupe une diversité impressionnante de plantes endémiques, médicinales et ornementales.

    Les visiteurs peuvent y découvrir des espèces rares telles que l’iroko, le fromager, ou encore des plantes médicinales comme le moringa ou l’hibiscus sabdariffa (communément appelé bissap).

     Ce jardin s’adresse aussi bien aux chercheurs qu’aux curieux souhaitant s’initier à la botanique africaine. Il accueille régulièrement des étudiants, mais reste accessible au grand public sur demande.

    Bénin : Les jardins botaniques et espaces verts à visiter            

    2. La forêt sacrée de Kpassè à Ouidah

    Bien qu’elle ne soit pas un jardin botanique au sens strict, la Forêt sacrée de Kpassè, située à Ouidah, constitue un espace vert d’une importance culturelle et écologique considérable.

    Classée patrimoine culturel national, elle abrite une biodiversité fascinante mêlée à des sculptures représentant les divinités du panthéon vaudou.

    Des guides spécialisés proposent des visites éducatives permettant de comprendre le lien entre nature et spiritualité dans la tradition béninoise.

    La forêt est également un exemple de préservation de la flore tropicale face à l’urbanisation croissante.

    Bénin : Les jardins botaniques et espaces verts à visiter            

    3. Les Jardins de Mathieu à Cotonou

    Situé sur l’ancien site de la résidence du président Mathieu Kérékou, ce parc urbain de trois hectares est l’un des premiers espaces verts publics de Cotonou.

    Inauguré en juillet 2022, il a été conçu pour offrir aux habitants un lieu de détente tout en rendant hommage à l’ancien chef d’État.

    Le parc se divise en trois zones distinctes :

    • Une place centrale formelle, ornée de parterres géométriques et abritant le « Monument aux Dévoués », un obélisque commémoratif.
    • Des allées sinueuses bordées de bancs en béton, offrant des zones ombragées pour la détente.
    • Des jardins luxuriants intégrant des espèces locales telles que le Spathodea, le Delonix et l’Erythrina, créant une oasis de verdure en plein cœur de la ville.

    Le design du parc s’inspire des motifs textiles africains, notamment ceux de la marque Vlisco, intégrés dans le pavage en pierre naturelle.

    L’éclairage solaire et le système de drainage écologique témoignent d’une approche durable. Ce jardin symbolise la volonté de Cotonou de promouvoir des espaces verts accessibles et respectueux de l’environnement.

    Bénin : Les jardins botaniques et espaces verts à visiter            

    4. Le Jardin des Plantes et de la Nature (JPN) à Porto-Novo

    À Porto-Novo, la capitale administrative du Bénin, se trouve le Jardin des Plantes et de la Nature (JPN), un des rares jardins urbains à vocation pédagogique.

     Ce jardin a été mis en place pour promouvoir la sensibilisation à l’environnement et à la diversité floristique du pays.

    On y retrouve plus de 250 espèces végétales classées selon leur usage : médicinal, alimentaire, ornemental ou forestier.

     Le JPN joue également un rôle important dans la lutte contre la déforestation et le changement climatique, en donnant des formations en agroécologie, compostage et gestion durable des ressources naturelles.

    Bénin : Les jardins botaniques et espaces verts à visiter            

    5. Le Parc de la Pendjari : un espace vert à grande échelle

    Bien que le Parc national de la Pendjari soit plutôt classé parmi les aires protégées et les parcs naturels, il mérite une mention spéciale.

    Situé dans le nord-ouest du Bénin, ce parc est l’un des derniers refuges de la grande faune en Afrique de l’Ouest, éléphants, lions, buffles, antilopes et bien d’autres espèces y cohabitent dans un environnement savane-forêt.

    Le parc constitue une formidable réserve de biodiversité et un espace de respiration immense pour la nature béninoise.

    Il donne lieu également des circuits écotouristiques, des safaris et des opportunités de recherche scientifique sur les écosystèmes.

    Bénin : Les jardins botaniques et espaces verts à visiter            

    Pour finir, il faut dire que le Bénin ne se résume pas à ses plages ou à ses temples vaudous.

    Ses jardins botaniques et espaces verts suggèrent une autre façon de parcourir le pays, à travers le prisme de la nature, de la connaissance et de la contemplation.

    Qu’il s’agisse du Jardin botanique de l’Université d’Abomey-Calavi, du Jardin des Plantes et de la Nature de Porto-Novo, des jardins de Mathieu ou encore de la Forêt sacrée de Kpassè, chacun de ces sites raconte une histoire, entre science, culture et écologie.

    Alors que les défis environnementaux s’intensifient en Afrique comme ailleurs, ces espaces apparaissent plus que jamais comme des refuges indispensables et des laboratoires vivants pour bâtir un avenir plus vert.

  • Les masques Guèlèdè, patrimoine vivant inscrit à l’UNESCO

    Les masques Guèlèdè, patrimoine vivant inscrit à l’UNESCO

    Depuis 2008, les masques Guèlèdè figurent sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.

    À la fois spectacle, rituel et outil de régulation sociale, le Guèlèdè incarne l’une des expressions les plus sophistiquées et profondes de la culture yoruba-nago, notamment chez les peuples du Bénin, du Nigeria et du Togo.

    Au-delà de l’esthétique et du folklore, il s’agit d’un système symbolique complexe, mêlant spiritualité, satire, mémoire collective et cohésion sociale.

    Les masques Guèlèdè, patrimoine vivant inscrit à l’UNESCO

    Une tradition portée par les femmes, représentée par les hommes

    À l’origine du Guèlèdè se trouve un principe fondamental. Celui d’honorer le pouvoir spirituel et social des femmes-mères (appelées awon iya wa en yoruba), à la fois génitrices, initiatrices et gardiennes de l’ordre moral.

    Cette tradition reconnaît que la stabilité de la communauté dépend du respect dû aux femmes, en particulier aux aînées, considérées comme détentrices d’une énergie mystique appelée « ase ».

    Cependant, ce sont les hommes initiés qui incarnent les esprits à travers la danse masquée, généralement sur les grandes places du village ou dans les cours royales.

    Le Guèlèdè se manifeste ainsi comme un rituel de médiation. Les hommes empruntent le langage symbolique des masques pour transmettre les messages des femmes-mères, conciliant les dimensions visibles et invisibles du monde.

    Les masques Guèlèdè, patrimoine vivant inscrit à l’UNESCO

    Une mise en scène complexe qui mêle art, satire et rituel

    Les cérémonies Guèlèdè s’organisent en deux temps principaux, la sortie de nuit (Efe), souvent plus satirique, et la sortie de jour, plus solennelle.

    Chaque masque est associé à un costume, une musique, un chant et une chorégraphie spécifique. Le spectacle débute avec des tambours appelés bata, suivis des chants oriki (louanges) et de l’entrée des masques sur la scène.

    Les masques eux-mêmes, sculptés en bois et souvent peints de couleurs vives, présentent une structure singulière, une coiffe surmontée d’une scène figurative, représentant parfois un couple, un animal, une scène de vie ou une critique sociale. Ils véhiculent ainsi des messages éducatifs, moraux ou politiques.

    Les performances sont souvent marquées par une liberté de parole inhabituelle, permettant aux masques d’aborder des sujets tabous ou de critiquer des comportements déviants.

     En cela, le Guèlèdè fonctionne comme un espace de régulation sociale, où l’humour et la symbolique remplacent la sanction directe.

    Les masques Guèlèdè, patrimoine vivant inscrit à l’UNESCO

    Le Guèlèdè : un outil d’éducation…

    Le Guèlèdè ne se limite pas à une simple démonstration artistique. Il est un outil d’éducation intergénérationnelle, un lien entre les ancêtres, les vivants et les générations futures.

    Il permet de transmettre les valeurs sociales fondamentales notamment le respect des anciens, la solidarité, la justice, la loyauté et le travail collectif.

    Les jeunes sont initiés dès l’enfance à cette culture ; ils apprennent les rythmes, les chants, la sculpture des masques, les gestes codifiés.

    L’apprentissage ne se fait pas seulement par imitation, mais aussi par immersion dans le tissu social et rituel de la communauté.

    Le Guèlèdè est aussi un facteur d’identité culturelle fort pour les communautés concernées. Il soude les membres d’un même groupe autour d’un patrimoine commun, en renforçant la mémoire collective.

    Les masques Guèlèdè, patrimoine vivant inscrit à l’UNESCO

    La reconnaissance par l’UNESCO : un enjeu de sauvegarde et de valorisation

    En inscrivant le Guèlèdè au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, l’UNESCO a reconnu l’importance de préserver une tradition vivante, fragile et porteuse de sens.

    Cette reconnaissance a permis de stimuler des efforts de documentation, de formation et de transmission.

    Au Bénin, des festivals comme celui d’Abomey ou de Kétou mettent en valeur ces rituels, en lien avec les maisons de culture, les musées et les écoles.

    Des actions communautaires sont également menées pour éviter la marchandisation du Guèlèdè ou son appauvrissement symbolique face aux exigences touristiques.

    Cependant, la pérennité du Guèlèdè repose avant tout sur les communautés elles-mêmes, qui doivent continuer à l’ancrer dans leur quotidien, sans le figer dans une vision muséale ou folklorique.

    L’enjeu est donc de maintenir l’équilibre entre transmission fidèle et adaptation aux mutations sociales.

    Enfin, retenons quele Guèlèdè est une preuve éclatante que les cultures africaines précoloniales sont riches de systèmes de pensée, de formes artistiques et de mécanismes sociaux complexes.

    Il montre comment un rituel peut jouer un rôle dans la résolution de conflits, l’éducation, la critique politique et la valorisation du féminin sacré.

    À l’heure où les sociétés modernes cherchent de nouveaux modèles de gouvernance communautaire, d’inclusion et de respect des diversités, le Guèlèdè suggère une leçon précieuse : «  la culture n’est pas un décor, elle est un levier de transformation sociale. »

  • Natitingou : porte d’entrée vers les Tata Somba

    Natitingou : porte d’entrée vers les Tata Somba

    Au cœur de l’Atacora, dans le nord-ouest du Bénin, Natitingou est bien plus qu’une simple ville de passage.

     Elle constitue une véritable porte d’entrée vers l’univers impressionnant des Tata Somba, ces habitations fortifiées uniques au monde, classées patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO.

     Alliant nature, culture et traditions, Natitingou attire chaque année des visiteurs curieux de découvrir l’un des trésors les mieux préservés de l’Afrique de l’Ouest.

    Natitingou : porte d'entrée vers les Tata Somba

    Que faut-il savoir sur la ville de Natitingou ?

    Située à environ 600 km de Cotonou, Natitingou, communément appelée « Nati », est la capitale du département de l’Atacora.

    Entourée de collines verdoyantes, elle bénéficie d’un climat relativement doux et agréable, notamment durant la saison sèche.

     Si la ville connaît un développement progressif, avec des infrastructures routières, hôtelières et administratives en expansion, elle n’a rien perdu de son ancrage culturel.

    Natitingou est le centre névralgique des populations Betammaribè (souvent appelés Somba), une ethnie connue pour sa résilience, sa culture vivace et son architecture.

    Elle offre donc un point de départ idéal pour comprendre et explorer cette civilisation unique, à travers ses musées, ses marchés colorés et ses traditions vivantes.

    Les musées incontournables pour comprendre la culture béninoise

    Le musée régional de Natitingou…

    Avant de partir à la découverte des Tata Somba, une halte au musée régional de Natitingou s’impose.

     Installé dans un ancien bâtiment colonial, le musée propose une immersion pédagogique dans l’histoire, les coutumes et l’organisation sociale des peuples de l’Atacora.

    On y découvre des maquettes de Tata Somba, des objets de la vie quotidienne, des instruments de musique, des sculptures rituelles et des photos ethnographiques.

    Cette visite permet aux voyageurs d’acquérir les clés de lecture nécessaires pour mieux comprendre l’importance symbolique, sociale et spirituelle des Tata dans la culture betammaribè.

    Natitingou : porte d'entrée vers les Tata Somba

    Les Tata Somba : des forteresses réelles et toujours fonctionnelles

    Les Tata Somba, littéralement « maisons-forteresses », sont des constructions en banco (mélange d’argile, de paille et de bouse de vache) qui combinent fonction résidentielle et défensive.

    Édifiées sur deux niveaux, elles sont conçues pour protéger leurs habitants des dangers extérieurs, notamment des attaques et des prédateurs.

    Chaque Tata reflète la vision du monde de ses bâtisseurs. Le rez-de-chaussée est souvent réservé aux animaux (bœufs, chèvres, volailles), tandis que l’étage supérieur, accessible par un escalier en bois sculpté, abrite les pièces de vie, les greniers et les autels domestiques.

    Les terrasses servent à la fois d’espace de séchage des céréales, de lieu de repos et parfois de scène rituelle.

    La forme architecturale des Tata n’est pas qu’une prouesse technique ; elle symbolise également le corps humain, avec les différentes parties de la maison correspondant à des organes ou fonctions vitales.

    C’est donc toute une cosmologie qui s’exprime à travers la brique d’argile.

    Natitingou : porte d'entrée vers les Tata Somba

    Un patrimoine menacé et protégé

    Si les Tata Somba suscitent aujourd’hui un engouement croissant, leur pérennité est menacée par plusieurs facteurs à savoir l’exode rural, la pression de la modernisation, le manque de transmission intergénérationnelle, et les conditions climatiques défavorables.

    De nombreuses maisons traditionnelles sont abandonnées ou remplacées par des constructions en ciment.

    Face à cette menace, des initiatives locales et internationales ont vu le jour. L’UNESCO, en collaboration avec l’État béninois et des ONG, soutient des programmes de préservation et de valorisation du patrimoine architectural des Betammaribè.

    Des ateliers de formation sont organisés pour enseigner les techniques de construction traditionnelle aux jeunes générations.

    Natitingou : porte d'entrée vers les Tata Somba

    Comment visiter les Tata Somba depuis Natitingou ?

    Natitingou constitue un excellent camp de base pour partir à la rencontre des villages Tata. Parmi les localités phares, on peut citer :

    • Kouandé
    • Boukoumbé
    • Tanéka Koko
    • Tamberma (côté togolais)

    Ces villages sont accessibles par piste, généralement avec l’aide d’un guide local agréé, indispensable pour garantir une visite respectueuse des traditions et éviter les malentendus culturels.

    Les guides expliquent les rituels, les symboles et les normes sociales propres à chaque Tata.

    Il est recommandé de prévoir deux à trois jours pour une découverte complète, incluant nuitées chez l’habitant, participation aux activités quotidiennes et échanges avec les anciens du village.

    Natitingou : porte d'entrée vers les Tata Somba

    Notons enfin que Natitingou est bien plus qu’un simple point de passage vers les Tata Somba.

    C’est une ville carrefour où l’Afrique ancestrale dialogue avec le monde contemporain, et où chaque voyageur peut vivre une expérience culturelle forte, authentique et inoubliable.

    En choisissant cette destination, on ne découvre pas seulement une architecture spectaculaire, mais tout un mode de vie enraciné dans la terre, le ciel et les esprits.

  • Top 3 des restaurants pour savourer la cuisine togolaise authentique à Lomé

    Top 3 des restaurants pour savourer la cuisine togolaise authentique à Lomé

    Lomé, la chaleureuse capitale du Togo, est aussi le théâtre d’une scène culinaire en pleine évolution.

    Dans ses rues animées se cachent de véritables trésors gastronomiques (restaurants) qui célèbrent la richesse de la cuisine togolaise.

     Mijotés d’antan, buffets traditionnels, sauces savoureuses, ignames fondants ou encore poissons grillés aux saveurs d’enfance… Certains restaurants de la ville ont fait le pari de remettre à l’honneur ces plats qui ont bercé des générations.

     Focus sur trois adresses incontournables qui allient authenticité, raffinement et émotions gustatives.

    Top 3 des restaurants pour savourer la cuisine togolaise authentique à Lomé

    1. Le Patio

    Au Patio, la cuisine togolaise est bien plus qu’un simple repas. Ce qui distingue Le Patio, c’est sa capacité à sublimer les classiques togolais avec une touche de créativité et beaucoup de respect pour la tradition.

    Adresse : Cité OUA, Lomé – Togo
    Téléphone : +228 90 37 67 07

    Top 3 des restaurants pour savourer la cuisine togolaise authentique à Lomé

    2. Le Songhaï

    Perché au sommet de l’un des édifices les plus emblématiques de Lomé, le restaurant Songhaï offre une double promesse, une vue panoramique à couper le souffle sur la ville et une cuisine togolaise d’exception qui flirte avec l’art culinaire.

    Ici, le chef ne se contente pas de cuisiner : il raconte une histoire. Chaque assiette devient un récit, chaque bouchée une émotion.

    À travers des dressages soignés, des cuissons maîtrisées et un jeu subtil de textures, le Songhaï propose une redécouverte de plats traditionnels dans une version contemporaine et élégante.

    Adresse : Hôtel 2 Février, 27e étage – Lomé
    Téléphone : +228 22 23 86 00

    Top 3 des restaurants pour savourer la cuisine togolaise authentique à Lomé

    3. Restaurant Namiele

    Pour un moment de partage autour d’un repas togolais savoureux, le restaurant Namiele est une adresse incontournable.

    Situé au premier étage de l’hôtel 2 Février, cet espace chic mais chaleureux propose des repas qui ravivent les papilles gustatives.

    Tout est fait pour recréer l’ambiance conviviale des repas familiaux, tables généreuses, conversations animées et buffet qui déborde de plats traditionnels.

    De l’akoumé (pâte de maïs) au gari pinon, en passant par les haricots rouges sauce tomate, les poissons frits et les desserts locaux, le Namiele vous entraîne dans la diversité culinaire du Togo.

    Adresse : Hôtel 2 Février – 1er étage – Lomé
    Téléphone : +228 22 23 86 00 / 70 35 95 55

    Top 3 des restaurants pour savourer la cuisine togolaise authentique à Lomé

    Entre Le Patio, le Songhaï et le Namiele, ces trois restaurants nous rappellent que le patrimoine culinaire togolais est bien vivant, vibrant et en constante évolution.

    Que vous soyez nostalgique des plats d’enfance ou curieux de redécouvrir les classiques sous un nouveau jour, ces établissements sont une ode à la richesse gastronomique du Togo. Une invitation à la fois gourmande et émotive, à savourer sans modération.

  • Top des plages secrètes à Lomé : détendez-vous loin des foules

    Top des plages secrètes à Lomé : détendez-vous loin des foules

    Se trouvant entre lagune et océan Atlantique, la ville de Lomé, capitale du Togo, recèle de véritables trésors cachés pour les amateurs de calme, de nature et d’évasion.

    Loin des plages urbaines souvent bondées, il existe des coins de paradis paisibles, propices à la détente et au ressourcement.

    Wakabi Le Guide vous propose une sélection de plages discrètes et méconnues autour de Lomé, idéales pour une escapade loin de la foule.

    Les plages secrètes de Lomé et ses environs : où se détendre loin de la foule

    1. Agbodrafo : la discrétion à fleur d’océan

    Située à environ 30 kilomètres à l’est de Lomé, la plage d’Agbodrafo est l’une des plus tranquilles de la côte togolaise.

    Ancienne ville coloniale, Agbodrafo est connue pour son patrimoine historique, notamment la Maison des Esclaves, mais elle possède aussi un littoral calme et peu fréquenté.

    La plage est bordée de cocotiers et offre un sable doré propice à la promenade. L’ambiance y est paisible, avec très peu de touristes. On peut s’y détendre en toute sérénité, bercé par le bruit des vagues.

    Les plages secrètes de Lomé et ses environs : où se détendre loin de la foule

    2. Avepozo : plage discrète et hébergements de charme

    À seulement 15 kilomètres de Lomé, le quartier d’Avepozo combine l’accessibilité et la tranquillité. Plusieurs plages discrètes s’y trouvent souvent ignorées des visiteurs.

    Plage de l’Hôtel Résidence Madiba

    Ce petit établissement haut de gamme propose un accès direct à une plage privée, bien entretenue, avec transats, bar et restauration.

    C’est l’endroit parfait pour se détendre à l’ombre des cocotiers tout en dégustant un repas de qualité. Le cadre est soigné, le personnel discret et l’atmosphère reposante.

    Coco Beach

    Accessible par la rue en face de la pharmacie Avepozo, Coco Beach est une plage discrète, bordée de cocotiers, peu fréquentée en semaine.

    Elle offre une ambiance simple et naturelle. Le site est apprécié pour son calme et sa proximité avec les habitations, tout en restant à l’écart du tumulte urbain.

    Les plages secrètes de Lomé et ses environs : où se détendre loin de la foule

    3. Miadjoè : la plage à Aného

    Miadjoé est situé sur la côte, non loin de l’embouchure du fleuve Mono à Aného.

    Encore peu connu du grand public, ce site séduit par son cadre naturel préservé et la vue dégagée sur l’océan.

    On y accède facilement en voiture depuis Lomé, en direction d’Aného, par la route côtière.

    Miadjoè représente une alternative paisible aux plages plus fréquentées des environs, tout en restant proche des grands axes.

    Les plages secrètes de Lomé et ses environs : où se détendre loin de la foule

     4. Blue Turtle Bay : confort et intimité en bord de mer

    Pour une expérience plus haut de gamme, la Blue Turtle Bay, située à quelques kilomètres de Lomé, propose une plage privée dans un environnement végétalisé et soigneusement aménagé.

    L’établissement, qui comprend des hébergements et un restaurant, met l’accent sur la tranquillité, l’intimité et la qualité de l’accueil.

    La plage est propre, équipée, et réservée aux clients. On y profite d’un service discret, de plats raffinés et d’un cadre exclusif, loin de toute agitation.

    C’est une destination recommandée pour un week-end romantique ou une retraite personnelle.

    Les plages secrètes de Lomé et ses environs : où se détendre loin de la foule

    En gros, les plages secrètes de Lomé et ses environs sont une invitation à redécouvrir le littoral togolais sous un angle paisible, discret et authentique.

    Loin du tourisme de masse, ces lieux préservés permettent de renouer avec la mer et la nature dans les meilleures conditions.

     Qu’il s’agisse d’un week-end en amoureux, d’une retraite personnelle ou d’un simple besoin de silence, ces plages constituent des refuges idéaux pour échapper au rythme effréné de la ville.

  • Exposition KOKOLI à CFAO Mobility Togo : l’entrée libre jusqu’au 6 juin !

    Exposition KOKOLI à CFAO Mobility Togo : l’entrée libre jusqu’au 6 juin !

    Depuis le 8 mai 2025, les locaux de CFAO Mobility Togo à Lomé se sont transformés en une véritable galerie d’art industriel.

     Et pour cause, l’exposition KOKOLI, portée par Galerie Artémis, en partenariat avec SAB Plast et Lomé Digital School.

     Jusqu’au 6 juin, le public est invité à découvrir gratuitement cette exposition engagée, innovante et inspirante.

    KOKOLI : l’exposition où les déchets deviennent des chefs-d’œuvre

    Quand l’art donne une seconde vie aux déchets…

    KOKOLI, qui signifie « dépotoir » en langue éwé, est bien plus qu’un simple nom. C’est une philosophie, une vision artistique et un message fort, ce que l’on jette peut encore raconter des histoires, susciter l’émotion, devenir beau.

    À travers ses œuvres sculpturales composées de ferrailles, de pièces automobiles usagées et d’objets oubliés, Atisso Goha, jeune artiste togolais au talent internationalement reconnu, interroge notre rapport à la consommation, au progrès et à l’environnement.

    Ses sculptures, aussi monumentales que symboliques, donnent une voix nouvelle aux matières abandonnées.

    KOKOLI : l’exposition où les déchets deviennent des chefs-d’œuvre

    Une exposition accessible à tous

    Ce qui rend KOKOLI encore plus remarquable, c’est sa volonté d’ouverture. L’entrée est entièrement libre et gratuite, du lundi au vendredi, de 8h à 17h, directement dans les showrooms de CFAO Mobility Togo.

    Un espace habituellement dédié à l’univers automobile devient ainsi un lieu de rencontre entre design, art contemporain et conscience écologique.

    Cette initiative permet à un large public (jeunes, étudiants, professionnels, amateurs d’art ou simples curieux) de vivre une expérience artistique sans barrière financière ni culturelle.

    Exposition KOKOLI à CFAO Mobility Togo : l’entrée libre jusqu’au 6 juin !

    Kokoli : À voir absolument avant le 6 juin

    Si vous êtes à Lomé ou de passage dans la capitale togolaise, KOKOLI est une exposition à ne pas manquer.

    Elle donne accès à une rare occasion de contempler l’imagination à l’état brut, de découvrir une Afrique créative et visionnaire, et de s’interroger, en douceur, sur notre manière de consommer, de produire et de créer.

    Entrée : Libre et gratuite
    Lieu : Showrooms CFAO Mobility Togo, Lomé
    Dates : Jusqu’au 6 juin 2025
    Horaires : Du lundi au vendredi, de 8h à 17h

    KOKOLI, c’est l’exposition qui prouve qu’avec un peu d’ingéniosité, même les déchets peuvent devenir des chefs-d’œuvre.

  • KOKOLI : l’exposition où les déchets deviennent des chefs-d’œuvre

    KOKOLI : l’exposition où les déchets deviennent des chefs-d’œuvre

    Le 8 mai 2025, les amateurs d’art contemporain, d’innovation et d’écologie ont eu rendez-vous avec une expérience hors du commun à Lomé.

    L’exposition KOKOLI, présentée dans les locaux de CFAO Mobility Togo, a rassemblé un large public autour de chefs-d’œuvre artistiques.

    Derrière cette exposition, un nom retentit avec force, Atisso Goha, le sculpteur togolais dont les œuvres imposantes interrogent autant qu’elles fascinent.

    Grâce au soutien conjoint de la Galerie Artémis, de SAB Plast et de la Lomé Digital School, KOKOLI s’est imposée comme bien plus qu’un vernissage, un manifeste esthétique et environnemental.

    KOKOLI : l’exposition où les déchets deviennent des chefs-d’œuvre

    KOKOLI : Un projet collectif, une vision partagée

    Si KOKOLI a vu le jour, c’est grâce à la rencontre entre des mondes qui, à première vue, semblent opposés, celui de la mobilité technologique, de l’industrie plastique et de la création artistique.

     Ensemble, CFAO Mobility, SAB Plast, Galerie Artémis et Lomé Digital School ont voulu faire de ce projet un espace de réflexion, d’éveil et d’émotion.

    Pour Diane Hanvi, directrice de la Galerie Artémis, KOKOLI est avant tout une initiative citoyenne :

    « C’est un cri d’alerte artistique. Un appel à réinventer notre rapport à la consommation, à la matière, à notre environnement.

    L’Afrique peut et doit parler d’écologie avec sa propre voix, ses artistes, ses formes et sa créativité. »

    Atisso Goha, un sculpteur d’avenir

    Révélé jeune, Atisso Goha n’a cessé de faire parler de lui depuis sa première exposition en 2019. À seulement 20 ans, il se faisait déjà remarquer pour son approche monumentale et engagée.

    Nommé Meilleur sculpteur aux Oscars de la créativité en Égypte, il a depuis représenté le Togo sur les scènes artistiques internationales, notamment en Suisse et en Italie.

    Son art est à la fois brut et subtil, nourri par une vision profondément ancrée dans les réalités africaines.

    Avec KOKOLI, il franchit une nouvelle étape : faire de la sculpture un outil de plaidoyer écologique.

    KOKOLI : l’exposition où les déchets deviennent des chefs-d’œuvre

    Une exposition, un choc esthétique, une prise de conscience

    KOKOLI n’est pas simplement une exposition à voir, c’est une expérience à vivre. Entre les textures métalliques et les formes hybrides, le spectateur est invité à porter un regard neuf sur ce qu’il pensait connaître.

    Loin d’être une simple démarche esthétique, l’œuvre d’Atisso Goha interroge notre responsabilité collective. Et si l’art était le langage le plus puissant pour parler d’un avenir durable ?

    KOKOLI : l’exposition où les déchets deviennent des chefs-d’œuvre

    KOKOLI a planté le décor d’un nouvel art africain, ancré, conscient, connecté aux réalités du monde, et résolument tourné vers demain.

  • Week-end à Ouidah : culture, plage et gastronomie au cœur du Bénin

    Week-end à Ouidah : culture, plage et gastronomie au cœur du Bénin

    Située sur la côte atlantique du Bénin, à une quarantaine de kilomètres de Cotonou, la ville de Ouidah est une destination idéale pour un week-end riche en découvertes.

    Ancienne cité coloniale, carrefour spirituel du vaudou, et lieu de mémoire de la traite négrière, Ouidah séduit autant par son patrimoine culturel que par ses plages paisibles et sa gastronomie authentique.

    Wakabi Le Guide vous propose un guide pour un séjour de 48 heures dans cette ville du sud du Bénin.

    Week-end à Ouidah : culture, plage et gastronomie au cœur du Bénin

    1. Commençons par l’histoire et la culture béninoise

    La Route des Esclaves

    Aucun séjour à Ouidah ne saurait commencer sans la visite de la célèbre Route des Esclaves. Longue de quatre kilomètres, elle relie la ville au rivage, point d’embarquement des esclaves vers les Amériques entre le XVIIe et le XIXe siècle.

    Le parcours est jalonné de monuments mémoriels, dont l’ « Arbre de l’Oubli », l’« Arbre du Retour » et la « Porte du Non-Retour », une arche dressée face à l’océan.

    Ce site, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, propose une expérience émotive et éducative qui rappelle l’histoire douloureuse, mais essentielle, du continent africain.

    Le Musée d’Histoire de Ouidah

    Installé dans l’ancien fort portugais de São João Baptista de Ajudá, le Musée d’Histoire de Ouidah propose une perspective approfondie sur l’histoire locale.

    On y découvre des collections d’objets liés à la traite, aux cultures autochtones, à la colonisation, mais aussi à la religion vaudou, étroitement ancrée dans la tradition de la région.

    La muséographie, sobre mais efficace, donne la parole aux ancêtres à travers des témoignages et des objets d’époque.

    La ville du Vaudou

    Ouidah est aussi le berceau spirituel du vaudou. Chaque 10 janvier, la ville accueille des milliers de visiteurs à l’occasion du Festival International du Vaudou, un événement haut en couleur mêlant rituels, danses, et cérémonies.

    En dehors de cette date, il est toujours possible de visiter des temples vaudous, comme le Temple des Pythons, où les serpents sacrés sont vénérés.

    Ces lieux de culte, ouverts au public, permettent de mieux comprendre les croyances et symboliques africaines souvent méconnues ou caricaturées.

    Week-end à Ouidah : culture, plage et gastronomie au cœur du Bénin

    2. Détente et nature sur les plages de l’Atlantique

    La plage de Ouidah

    Après une matinée de découvertes culturelles, rien de tel qu’un moment de repos sur la plage de Ouidah.

    Longue bande de sable fin bordée de cocotiers, elle livre un panorama paisible, propice à la détente.

     Bien que la baignade puisse être risquée à cause des courants marins, les balades au coucher du soleil y sont spectaculaires. C’est aussi un endroit prisé des photographes et des amoureux de la nature.

    Activités possibles

    Plusieurs hôtels et écolodges proposent des activités nautiques (balades en pirogue sur les lagunes, observation des oiseaux), ou des excursions écotouristiques vers les forêts sacrées ou les villages environnants.

    C’est une belle manière d’associer plaisir, aventure et découverte du patrimoine naturel.

    Week-end à Ouidah : culture, plage et gastronomie au cœur du Bénin

    3. Une gastronomie locale à découvrir absolument

    Les saveurs de la cuisine béninoise

    Le Bénin est réputé pour la richesse de sa cuisine, et Ouidah ne fait pas exception. Sur place, vous pourrez savourer des plats traditionnels comme :

    • Le wagassi, fromage de lait de vache frit ou en sauce.
    • Le amiwo (pâte rouge de maïs accompagnée de viande ou de poisson).
    • Le poulet bicyclette grillé, spécialité béninoise.
    • Des fruits de mer fraîchement pêchés, notamment crevettes, crabes et poissons braisés.

    Où manger à Ouidah ?

    Voici quelques adresses recommandées :

    • Casa del Papa : complexe hôtelier avec restaurant en bord de plage, parfait pour un repas romantique au coucher du soleil.
    • Le Jardin Brésilien : ambiance chaleureuse et menu varié, mêlant cuisine béninoise et influences portugaises.

    N’oubliez pas de goûter aux boissons locales comme le sodabi (alcool de palme) ou les jus naturels (gingembre, bissap, tamarin).

    Week-end à Ouidah : culture, plage et gastronomie au cœur du Bénin

    4. Où dormir à Ouidah ?

    L’offre d’hébergement à Ouidah est variée, allant des auberges simples aux hôtels plus confortables. Voici quelques suggestions :

    • Casa del Papa : resort avec plage privée, piscine, et activités. Très prisé pour les séjours en couple ou en famille.
    • Hotel de la Diaspora : à proximité de la plage, parfait pour les voyageurs intéressés par le tourisme mémoriel.
    • Résidence Céline Hôtel : alternative économique avec chambres propres et bon service.

    Un week-end à Ouidah est une invitation au voyage intérieur, entre mémoire, spiritualité et plaisirs des sens.

    Ville chargée d’histoire, bordée par l’océan et riche d’une culture vivante, elle incarne l’âme du Bénin.

     Que vous soyez passionné d’histoire, amateur de plages sauvages ou gourmet curieux, Ouidah vous réserve une expérience inoubliable, à la croisée du passé et du présent.

  • Quand partir au Bénin ? Les meilleures périodes pour visiter le pays

    Quand partir au Bénin ? Les meilleures périodes pour visiter le pays

    Le Bénin, pays de l’Afrique de l’Ouest, suggère au voyageur un patrimoine culturel riche, une diversité de paysages et une atmosphère chaleureuse.

    Des plages de sable fin aux parcs naturels en passant par les villes historiques, il séduit par son authenticité.

     Toutefois, pour découvrir pleinement ses trésors, il est important de bien choisir sa période de visite.

    Le climat, les événements culturels et l’accessibilité varient fortement au cours de l’année. Wakabi Le guide vous guide aujourd’hui afin de déterminer les meilleures périodes pour visiter le Bénin en fonction de vos envies.

    Quand partir au Bénin ? Les meilleures périodes pour visiter le pays

    1. Le climat du Bénin : Que faut-il comprendre ?

    Le climat béninois est de type tropical, avec une alternance de saisons sèches et de saisons des pluies, dont la répartition varie sensiblement entre le sud côtier et le nord intérieur du pays.

    Dans la région sud, qui comprend les villes de Cotonou, Ouidah et Porto-Novo, l’année est découpée en quatre grandes phases climatiques.

    Une longue saison des pluies s’étend d’avril à juillet, suivie d’une courte saison sèche entre mi-juillet et septembre.

    Ensuite vient une brève reprise des pluies de septembre à octobre, avant que la grande saison sèche ne s’installe de novembre à mars. Cette dernière est la plus stable et la plus agréable.

    Dans le nord du pays, notamment autour de Parakou, Djougou et Natitingou, la répartition est plus classique.

     On observe une saison sèche de novembre à avril, marquée par la présence de l’harmattan, un vent sec et poussiéreux venu du désert, puis une saison des pluies de mai à octobre.

    Le nord étant moins influencé par l’océan Atlantique, les températures y sont souvent plus extrêmes, avec des journées très chaudes pendant la saison sèche.

    Quand partir au Bénin ? Les meilleures périodes pour visiter le pays

    2. La meilleure période pour voyager au Bénin

    La période de novembre à février est sans conteste la plus favorable pour visiter l’ensemble du pays.

    Il s’agit de la grande saison sèche, particulièrement appréciée des voyageurs pour la stabilité du climat.

    Les températures sont modérées, en particulier dans le sud, grâce à la brise océanique, et le risque de précipitations est très faible.

    C’est également le moment où les infrastructures touristiques fonctionnent à plein régime, avec une meilleure accessibilité des routes et des sites.

    Outre les conditions climatiques, cette période coïncide avec plusieurs événements culturels majeurs.

    Le plus emblématique est sans doute le Festival du Vodou, célébré chaque 10 janvier à Ouidah.

    Cette fête hautement spirituelle rassemble des milliers de participants venus célébrer les divinités vodou à travers des cérémonies rituelles, des danses, des sacrifices symboliques et des chants sacrés.

     En février ou mars, selon les années, se tient également le Festival International de Théâtre du Bénin (FITHEB), un événement culturel de grande envergure.

     Le carnaval de Porto-Novo, festif et coloré, propose aussi une autre occasion de découvrir les traditions locales dans une ambiance joyeuse.

    En dehors de cette période de haute saison, une alternative intéressante est la petite saison sèche, qui se situe de mi-juillet à septembre, principalement dans le sud du pays.

    Bien que les conditions climatiques soient légèrement moins idéales, les pluies y sont rares, les températures acceptables, et l’afflux touristique plus faible.

    Les prix sont aussi souvent plus attractifs. C’est une belle occasion de profiter du littoral béninois et des villes côtières sans la foule.

    Quand partir au Bénin ? Les meilleures périodes pour visiter le pays

    3. Les périodes à éviter

    Certaines périodes de l’année sont nettement moins favorables à un séjour touristique au Bénin, principalement en raison des fortes précipitations et de leurs impacts sur la mobilité.

    Entre avril et juillet, la saison des pluies atteint son pic dans le sud du pays. Les averses sont fréquentes, parfois torrentielles, rendant difficile l’accès à certaines zones rurales ou sites naturels.

    Les routes secondaires, souvent non asphaltées, deviennent boueuses, et les balades en pirogue, notamment vers Ganvié ou les zones lacustres, sont parfois interrompues pour raisons de sécurité.

    C’est une période peu recommandée pour les activités en extérieur.

    Dans le nord, la période à éviter s’étend principalement d’août à octobre.

    Même si les températures peuvent être un peu plus douces, les pluies y sont abondantes, affectant l’état des pistes menant aux régions montagneuses ou aux réserves naturelles comme celle de la Pendjari.

    L’observation de la faune y devient également plus difficile, les animaux s’éloignant des points d’eau artificiels au profit des mares naturelles formées par les pluies.

    Quand partir au Bénin ? Les meilleures périodes pour visiter le pays

    4. Quelle période pour quelles activités ?

    Le choix de la période de voyage peut aussi dépendre du type d’activités que vous souhaitez pratiquer.

    Si votre objectif est un safari ou une excursion dans les parcs nationaux, notamment dans la Pendjari ou le parc W, la meilleure période se situe entre décembre et mars.

    Pendant la saison sèche, les animaux se regroupent autour des rares points d’eau, facilitant leur observation. De plus, les pistes sont praticables, ce qui est essentiel pour ce type d’activité.

    Les passionnés de culture traditionnelle et de spiritualité opteront pour le mois de janvier, moment fort de l’année avec la fête du Vodou à Ouidah.

    Cette période est idéale pour découvrir les pratiques religieuses ancestrales du Bénin, mais aussi pour assister à des événements culturels de portée internationale.

    Pour ceux qui souhaitent se détendre en bord de mer, pratiquer la pêche artisanale ou simplement profiter des plages de sable fin à Grand-Popo, à Ouidah ou à Avlékété, la période de novembre à mars reste la plus indiquée.

    L’eau y est agréable, les courants sont moins forts et les risques de pluie réduits.

    En revanche, les voyageurs en quête d’un séjour plus calme et économique peuvent envisager la petite saison sèche de juillet à septembre, à condition de rester principalement dans les régions côtières.

    Le climat y reste supportable, les hébergements sont plus disponibles, et les circuits sont souvent moins chers.

  • Bénin : Les coutumes et règles de savoir-vivre à connaître !

    Bénin : Les coutumes et règles de savoir-vivre à connaître !

    Pays d’Afrique de l’Ouest aux racines culturelles profondes, le Bénin fascine autant par sa diversité ethnique que par la richesse de ses traditions.

    Que vous soyez visiteur, expatrié ou simplement curieux de mieux comprendre cette terre d’hospitalité, connaître les coutumes et règles de savoir-vivre béninoises est essentiel pour tisser des liens respectueux et durables.

    Bénin : Les coutumes et règles de savoir-vivre à connaître !

    Un pays aux multiples identités culturelles

    Le Bénin est une mosaïque ethnique. Les Fon, Yoruba, Bariba, Dendi, Mina, Somba, et bien d’autres composent ce paysage socioculturel riche et dynamique.

    Cette diversité influence les manières de vivre, les rapports sociaux, les croyances et les traditions.

    Si certaines pratiques peuvent varier d’une région à une autre, plusieurs règles de savoir-vivre restent communes à l’échelle nationale.

    Elles s’ancrent dans une culture de respect, de hiérarchie sociale et de convivialité.

    Le salut : un acte de respect fondamental

    Au Bénin, saluer est une véritable institution sociale. Omettre un salut peut être perçu comme une insulte, voire une provocation, surtout dans les milieux ruraux ou traditionnels.

     Il ne s’agit pas seulement de dire « bonjour », mais d’adopter la bonne formule et l’attitude respectueuse en fonction de l’heure et du statut social de l’interlocuteur.

    • Le matin, on dit souvent : « Bonjour » ou en langue fon « A’fon ».
    • Le soir ; « Bonsoir » ou «Kú d’é wú ».
    • Aux aînés, on ajoute des marques de respect comme « Papa », « Maman », ou encore les titres sociaux ; « Chef », « Tonton », etc.

    Dans le sud du pays, notamment chez les Yoruba (région d’Ifangni, Porto-Novo), les jeunes hommes s’inclinent ou se prosternent (le geste du dobale) devant les anciens, tandis que les femmes s’agenouillent légèrement.

    Le respect des aînés : une valeur cardinale

    Au Bénin, le respect des personnes âgées est sacré. Les aînés ont voix au chapitre dans toutes les décisions importantes de la famille ou de la communauté.

    On évite de les contredire frontalement, et lorsqu’on s’adresse à eux, on privilégie un ton poli, mesuré, souvent indirect.

    De même, lors des repas ou des cérémonies, les aînés sont toujours servis en premier. Il est mal vu de commencer à manger ou à boire avant eux, sauf autorisation explicite.

    Bénin : Les coutumes et règles de savoir-vivre à connaître !

    Le poids de la tradition orale et des salutations sociales

    La parole est perçue comme un vecteur de pouvoir. Les échanges sont souvent empreints de formules de politesse élaborées.

     Lors d’une visite, surtout en milieu rural, il est de bon ton de commencer par échanger longuement des salutations avant d’entrer dans le vif du sujet.

    Par exemple, un visiteur dira : — « Comment vont la maison, les enfants, le travail, les champs ? » Et son hôte répondra avec la même courtoisie.

    Ne pas passer par ces formules est perçu comme de l’impolitesse ou de la précipitation.

    Bénin : Les coutumes et règles de savoir-vivre à connaître !

    Le rapport au corps et à l’espace : Ce qu’il faut savoir

    Le regard

    Regarder un aîné ou un supérieur droit dans les yeux est souvent perçu comme un manque de respect.

    À l’inverse, baisser légèrement les yeux ou détourner le regard traduit une attitude respectueuse.

    Les mains

    On salue de la main droite, jamais de la main gauche, considérée comme impure dans de nombreuses traditions ouest-africaines.

    Si l’on donne ou reçoit un objet, de l’argent ou de la nourriture, cela se fait aussi exclusivement avec la main droite, ou avec les deux mains pour marquer un respect profond.

    L’hospitalité béninoise…           

    Recevoir l’étranger est un honneur au Bénin. Il est rare de repartir d’un foyer sans avoir partagé un repas ou au moins une boisson. Même dans les familles modestes, on s’efforce de faire bonne figure pour l’invité.

    Il est toutefois important de :

    • Refuser une première fois, par politesse (la modestie est de mise).
    • Accepter la seconde ou troisième proposition, pour ne pas paraître impoli.

    Apporter un petit cadeau (boisson, denrées alimentaires, tissu, etc.) est toujours bien vu.

    Bénin : Les coutumes et règles de savoir-vivre à connaître !

    Les interdits sociaux et tabous à connaître

    Certaines règles relèvent du sacré ou de la tradition ancestrale :

    • Ne jamais siffler la nuit, considéré comme un appel aux esprits.
    • Éviter de pointer du doigt une personne, cela peut être interprété comme une malédiction.
    • Ne pas traverser un groupe de personnes âgées sans saluer, surtout si elles sont en pleine discussion.
    • Les jumeaux, très vénérés au Bénin, font l’objet de rituels spécifiques. Leur manquer de respect est socialement réprouvé.
    Bénin : Les coutumes et règles de savoir-vivre à connaître !

    Les cérémonies et funérailles : des moments clés

    Les cérémonies (mariages, funérailles, naissances) sont des temps forts de la vie sociale béninoise. Il est mal vu de refuser une invitation sans raison valable.

    Lors des funérailles, il est d’usage de :

    • Se vêtir sobrement, souvent en noir, blanc ou rouge (selon l’ethnie).
    • Participer aux rites sans poser trop de questions sur les pratiques spirituelles.
    • Donner une contribution financière, appelée « cotisation », même modeste.
    Bénin : Les coutumes et règles de savoir-vivre à connaître !

    Les tenues vestimentaires et le décorum

    Bien que la société béninoise soit tolérante, il est conseillé d’adopter une tenue décente, surtout dans les villages et lieux traditionnels.

    Les pagnes africains, les boubous, et les tenues cousues localement sont très appréciés lors des fêtes ou visites formelles.

    Les femmes doivent éviter les vêtements trop courts ou décolletés dans certaines zones rurales.

    Dans les lieux de culte traditionnels ou chez les dignitaires, une tenue sobre et couverte est obligatoire.

    Voilà déballé l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur la posture à tenir dans ce pays. Elle s’applique également plusieurs autres pays de la sous régions ouest africaine comme le Togo, le Ghana, etc.

    Riche de ses cultures et traditions vivantes, le Bénin invite à une immersion respectueuse dans un univers où les rapports humains sont codifiés par le respect, la convivialité et la hiérarchie sociale.

    Comprendre et appliquer ces règles de savoir-vivre n’est pas seulement une marque de politesse, c’est une preuve de considération profonde pour un peuple dont l’humanité et l’ouverture restent parmi les plus chaleureuses d’Afrique.